Mercredi 25 janvier 2012
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Texte très personnel écrit un jour de colère... et de mise au point...
Pas obligé de tout lire... un peu long !
Est-ce que j'existe?
Pourquoi existons-nous?
Comment existons-nous?
Il me semble que je n'ai eu aucune "existence propre", que j'ai traversé ma vie sans la voir, sans l'apprivoiser !
Sans la vivre !
L'existence désigne le fait d'être réellement, d'exister réellement!
On peut dire que les asiatiques ou les européens existent vraiment, mais pas les dragons ou les fées (par exemple)
Philosophiquement, l'existence n'est pas limitée à cette acceptation convenue parce qu'elle nous renvoie à la position
spécifique attestant la position occupée par l'humain dans ce monde, en tant qu'être conscient, face aux animaux ou aux choses.
L'existence s'oppose donc à l'essence!
Biologiquement et physiquement nous avons une essence animale, nous sommes des mammifères.
Nous nous nourrissons, nous respirons, mais en tant qu'êtres doués de conscience rien d'autre ne pourrait nous réduire à une définition close dans laquelle nous nous enfermerions.
Une table ou une chaise existent matériellement, mais elles ne sont là que pour une
fonction prévue!
L'humain, au contraire, ne peut pas se résumer à une seule situation, à un seul trait de caractère, à une seule fonction
ou à un seul "usage" parce que nous sommes des créatures sans cesse projetées hors de "nous-mêmes"
C'est ce qu'on retrouve dans l'étymologie latine de l'existence, un mot formé par "ex" =
"hors" et de "sister" = "être placé" ou "se tenir".
Une philosophie existentialiste se base sur une réflexion impliquant la spécificité de l'existence humaine, impossible à
classer dans une détermination quelconque ou une nature écrite à l'avance.
Le fait d'exister, place l'humain en tant que sujet libre toujours un peu plus loin que ce à quoi on pensait le
réduire.
"Nous existons, mais nous débordons sans cesse de toutes les formes de définitions parce que notre existence précède notre
essence" (Sartre)
L'humain est "jeté" dans ce monde sans projet ou sans avoir été créé pour réaliser une fin
spécifique.
La différence entre un être humain et un simple objet, c'est qu'un objet est déterminé pour être ce qu'il est, il a été préparé et pensé avant "d'être".
Il doit être utile !
L'humain est systématiquement destiné à s'ouvrir vers la différence à lui-même.
Affirmer d'un être humain qu'il est "bon" ou "méchant" par nature, revient à le considérer comme pré-déterminé à être l'un
ou l'autre et pourtant, au contraire, dans la mesure où sa seule détermination est de n'en avoir aucune, il est libre de ses réalisations, selon sa seule responsabilité.
La tentative de vouloir coller à une essence revient à faire preuve de "mauvaise foi", c'est à dire à inventer une
identité artificielle dont on ne pourrait pas se défaire.
Le regard des autres nous amène souvent à cette tentation, c'est aussi notre enfer parce qu'il nous classe dans
une image sur laquelle nous n'avons que peu de prise et qui fige notre liberté.
Il me semble que ma vie, mon existence est une longue période enfouie au-delà de ma mémoire sans avoir aucune consistance
extérieure, sous le regard des autres, je ne suis rien, je ne représente rien, je n'ai pas d'existence.
J'ai vécu à l'intérieur de ma substance!
(Grande fut la tentation de ne pas re-publier ce texte écrit il y a presque 3 an et demi
!
Il avait été écrit à une période où j'étais bien troublée, après avoir découvert que des personnes que je croyais honnêtes, m'avaient toujours menti et considérée
comme une véritable idiote.
Certaines ne sont plus de ce monde, ce qui règle une partie du problème !
Depuis, j'ai fait "le ménage" dans ma tête et dans mes relations, réaction épidermique devant un amalgame de tout et de n'importe quoi.
Après avoir réfléchi, j'ai changé d'avis, je le laisse pour faire comprendre à ceux qui me connaissent que j'assume totalement mon comportement et que je ne suis
plus du tout la gentille, prête à tout croire! j'ai le droit "d'exister" !
J'y ai mis le temps, mais j'ai bien retenu la leçon et je porte en permanence ma carapace spéciale "répulsion".
Je ne ménage plus personne et je fais savoir quand on me dérange, je ne suis plus disposée à rendre service sur une simple demande, même en y ajoutant une petite prière...
Fini le temps des "sangsues" collées à mes basques !
J'existe !
J'aurais dû le faire plus tôt, mais je pensais sottement que chacun de nous possède un peu de bon sens, de
ce bon sens qui engendre des amitiés durables et sincères.
Je faisais erreur, je n'existais pas !
Si je devais "palabrer" aujourd'hui sur ce même sujet, je ne dirais pas ce que j'ai dit de la même façon, mais plutôt avec l'optimisme de quelqu'un qui a surmonté,
dépassé et tourné la page de façon salutaire et définitive! parce que je sais que maintenant, j'existe vraiment!
-A VOUS LA PAROLE-