Jeudi 2 août 2012
4
02
/08
/Août
/2012 00:15
Un "essai" de renouveau...
Au XIVème siècle, après la première partie de la Guerre de Cent ans, la peste noire et les fortes ambitions
militaires de Philippe IV le Bel, la Chevalerie ne savait plus très bien où était sa place.
Le roi a pris une initiative pour faire de la propagande qui aurait
dû redonner des valeurs à la Chevalerie.
Il a organisé une semaine de festivités après le dimanche de Pentecôte, des fêtes somptueuses à grande portée
politique.
Parmi les invités, il y avait le roi d'Angleterre et beaucoup de nobles.
Les trois fils du roi ont été faits Chevaliers, ils ont reçu, chacun, le baudrier des chevaliers (cingulum miltae) un cheval de guerre et un pacifique palefroi.
Un gigantesque banquet s'est déroulé dans l'abbaye de Saint Germain des Prés.
Les artisans et toute la bourgeoisie étaient associés à ces fêtes ce qui a offert toute une semaine de spectacles, de
défilés et de lectures de romans.
Philippe le Bel n'a pas écarté l'Eglise de ces festivités, il a invité un cardinal,
légat du Pape et... de nouvelles croisades ont peut-être été envisagées.
On sait maintenant qu'il n'y a pas eu de nouvelles Croisades....
(Mais je me demande s'ils y avaient sérieusement pensé...)
Après cette semaine de liesse, la Chevalerie s'est trouvée comme revivifiée et le roi en a profité pour expédier ces
troupes combattre les rebelles Flamands.
La France de cette époque était une France féodale, il y avait un nombre incroyable de fiefs reliés et "rattachés" entre
eux par les systèmes en vigueur de l'hommage et de l'investiture.
Ces liens multiples ont provoqué de bien sordides histoires et "fabriqué" des Chevaliers
"traîtres" ou "félons" comme on le verra plus tard.
(Rien n'a vraiment changé !)
Un vassal héritier devait prêter serment au seigneur
"au-dessus" de lui, en lui jurant fidélité et en échange, le seigneur l'investissait dans son fief en lui assurant des droits et le prestige social.
Du modeste Chevalier jusqu'aux plus grands et même au Roi, ils étaient adoubés de
façon plus ou moins solennelle, ce qui les obligeait à tenir leurs engagements militaires, civils et religieux.
La Chevalerie de cette époque était sans aucun doute l'élément unificateur de l'ensemble de la
noblesse.
LES CHEVALIERS. (1) (2) (3) (4) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13)
-A VOUS LA PAROLE-