Le Miroir du Temps.

 

Revenons à ces routiers....


Ces Compagnies avaient des règles à suivre que ce soit seulement une dizaine de mercenaires ou plus de qinze mille!

La Compagnie Blanche
(juste évoquée dans le texte précédent) a quand même marqué son époque durant une trentaine d'années, servant tour à tour les Papes, les Princes et les Républiques d'Italie.
Au départ ce n'était qu'une bande d'aventuriers anglais mécontents de la paix signé à Brétigny.
En Italie on en parle en l'appelant la Compagnie Blanche Anglaise.


Un chroniqueur de cette époque raconte qu'ils combattaient à pied, laissant leur monture à leurs pages.
Ils formaient des files sous forme de ronde.
 Ils tenaient leurs lance par le milieu comme s'il voulaient abattre une bête sauvage. En rangs serrés, ils avançaient lentement, les lances baissées et ils poussaient des cris terribles.
L'ennemi n'avait aucune chance de rompre une telle "poussée".
Ils avaient des échelles faites de plusieurs morceaux, le plus grand avait trois échelons et tous s'adaptaient les uns aux autres pour pouvoir escalader la plus haute tour existante.
Ils chevauchaient surtout de nuit.
 Ils portaient une cuirasse composée de brassards, de cuissards et de jambières.
Ils avaient des dagues et de très bonnes épées, une lance et chacun d'eux avait un ou deux pages.
Dès que le combat avait pris fin, ils s'occupaient de nettoyer et  de polir leur armes, les pages avaient la charge de les polir jusqu'à ce qu'elles brillent comme des miroirs, de cette façon, lors d'une bataille, les routiers avaient l'air plus redoutables lorsqu'elles luisaient dans le soleil.
Il y avait aussi des archers avec des arcs très longs fabriqués avec du bois d'if, ils maniaient tous cette arme avec dextérité.



Les Rois ou les Papes condamnaient ces pratiques, mais leurs décisions ne servaient à rien.

Ces renégats n'avaient plus rien à espérer, ils se battaient avec acharnement.

Quand l'armée royale est venue attaquer la Grande Compagnie des Tard-Venus  installée dans le château de Brignais sur le Rhône,  Seguin de Badefol en avait le commandement et il avait ordonné de laisser  "bien en vue" à peine cinq mille hommes très sous-équipés.

L'armée royale, croyant régler rapidement ce combat s'est approchée très près des Tard-Venus  et tout d'un coup des milliers de routiers bien armés et bien "décidés" ont dévalé les pentes et ont décimé l'armée régulière.

Une énorme rançon a été demandée pour les survivants faits prisonniers.



Les Rois et les Papes ont bien essayé d'envoyer ces Compagnies "ailleurs" contre de fortes sommes, mais tout paraissait insoluble et pour que la situation retrouve un peu de calme il a fallu beaucoup, beaucoup de temps.

Les paysans qui voyaient leur récolte régulièrement ravagée, leur bétail volé... toujours brimés, ils ne faisaient plus la différence entre l'armée régulière et les bandes de routiers!
Ils s'étaient fabriqué des armes de façon primaire mais assez efficace.
Ils arrivaient à se défendre contre tout ceux qui s'approchaient et qui étaient armés! ils remportaient quelquefois de petits succès, mais si peu! beaucoup de morts!


Ce ne sont pas ces "petites" opérations qui auraient pu éliminer ces bandes, mais les Grandes Compagnies "savaient" désormais que la campagne n'était pas un lieu où ils étaient en sûreté.

La Compagnie des Routiers
Viviane
Lun 7 sep 2009 9 commentaires
ces batailles devaient être terribles pour les participants...ce devait être une vraie boucherie....!!!

bisous

ly  xx
lady - le 07/09/2009 à 07h26
C'était terrible! on a du mal à le réaliser!
Bisous
Viviane
Viviane
je préfère nos routiers actuels. Je te souhaite une excellente semaine.
Dany85 - le 07/09/2009 à 08h19
Je te comprends!
bisous
Viviane
Viviane
C'est curieux comme les hommes ont toujours passé leur temps à piller et à s'entretuer !!!
Jean - le 07/09/2009 à 10h15
C'est ce que je me demande bien souvent!
amitiés
Viviane
Viviane
bonsoir Viviane . il suffit d'un premier îlot de résistance pour que le doute s'installe en face . bonne soirée et gros bisous
jean-pierre - le 07/09/2009 à 19h48
En effet, c'est suffisant!
Bisous
Viviane
Viviane
Je hais la violence sous toutes ces formes.....
C'est fou comme les hommes depuis toujours, ne pensent qu'a se battre et s'entretuer.......
Je n'aime pas et n'aimerait jamais......
Grace a tes écrits, chacun peut s' exprimer......C'est cela entre autre que j'aime chez toi......
Gros bisous ma Belle et belle fin de soirée...
Goellia - le 07/09/2009 à 22h01
Moi non plus, je n'aime pas la violence, elle inutile et ne résoud rien, c'est aussi (à mon avis) une marque de faiblesse.
C'est vrai qu'ici tout le monde peut s'exprimer, depuis le début, je n'ai jamais supprimé un commentaire,   je ne le ferai que si c'est une insulte, mais en le signalant.
Bisous
Viviane
Viviane
ravissement à te lie...
muse - le 07/09/2009 à 22h28
Merci Muse, soigne-toi bien
Bisous
Viviane
Viviane
Toujours de bons textes très interessants l'art de faire la guerre a toujours été très important à toutes les époques.
Bonne soirée bises Jaqueline
binicaise - le 07/09/2009 à 23h14
Important... Oui ... des forces dépensées pour tuer ou se faire tuer!
Bisous
Viviane
Viviane
On dirait que sur cette terre l'homme n'est pas tranquille quand tout va bien. Bonne journée de mardi.
Solange - le 08/09/2009 à 01h13
Tranquille? Jamais semble-t-il!
Un bisou
Viviane
Viviane

Tour à tour , soldats réguliers,  mercenaires , pillards , des hommes pour qui la vie la mort , ne représente plus rien!!!  Il y a encore beaucoup de pays , où des hommes en sont là !! Terrible, la seule riposte , se défendre avec les mêmes armes qu'eux  ce qui emmene à rentrer dans le cercle vicieux de la violence et ceux qui subissent sont toujours les mêmes quelques soient les époques et je pense pas que les hommes sont prêts de s'arrêter!!!

gene - le 08/09/2009 à 16h39
Un engrenage qui peut se traduire par  des actes insoupçonnés et insoupçonnables.
Bisous
Viviane
Viviane