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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 00:15



Le "vivant".


    VIVANT2.jpg

 


              Pour Démocrite : "la vie est apparue spontanément, en vertu des lois de la nature et sans intervention des Dieux".



      Selon Aristote : "la vie exprime la finalité présente au sein de la nature.
La croissance témoigne d'êtres qui ont en eux-même la programmation vers laquelle ils tendent : croître et se reproduire?"



       La vie est-elle un produit spontané de la nature ou est-elle dûe à la sagesse de la nature ?

 

      Descartes pensait que :


"Rien ne distingue le vivant de la machine si on ne tient pas compte de la perfection et de la complication des fonctions qui pourraient nous amener à penser que le "vivant" est une sorte de machine divine".



      Le corps humain est plus complexe que toutes les machines inventées par les humains.



      Le corps humain, est-il une machine naturelle ?

      Le corps humain se révèle être bien plus compliqué qu'une machine construite par des humains et si on compare notre corps à des mécanismes que nous connaissons c'est seulement pour rendre plus intelligible son fonctionnement



            Mais... peut-on oser en conclure que le corps humain n'est qu'une machine complexe ???



       Kant reconnaît :


"trois propriétés propres au vivant d'abord l'autorégénération comme le cicatrisation ensuite l'assimilation comme le mécanisme de la digestion et la reproduction".



      Les différentes étapes de la vie d'un "vivant" sont déterminées par une organisation précise pour la finalité vers laquelle elles tendent.



      Pour Darwin :

 
"les individus les mieux pourvus ont de grandes chances d'être épargnés par la sélection .
Cette survivance du plus apte, Darwin l'a appelée "sélection naturelle".


       Au nom de la téléologie (causes finales, le finalisme)  peut-on affirmer que l'évolution passe automatiquement par "la sélection naturelle"?



      L'éthologie tente de comprendre le "vivant" à partir de son comportement avec un ensemble de tendances qui le caractérisent.

VIVANT1.jpg

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 00:15


La perception.
 


La perception est conçue comme une sensation.

C'est notre capacité à recevoir par les sens ou la conscience ce qui nous est extérieur.

Selon la psychologie expérimentale, la passivité pure n'existe pas.

Une perception même élémentaire est construite à partir de multiples impressions.

La perception serait-elle passive ?

La théorie générale de "la psychologie de la forme" démontre que la perception sélectionne et organise, un élément n'est jamais perçu isolé, il fait partie de toute une structure.

Percevoir c'est isoler un élément de son environnement.

La perception contient un jugement.

Descartes disait :
"Si nous voyons passer des chapeaux et des vêtements sous nos fenêtres, nous pensons que ce sont des humains."

Notre perception constitue un jugement au-delà de la stricte sensation.

Merleau-Ponty a émis la probabilité que tout notre corps est impliqué dans une perception parce que nous percevons le monde avec notre corps en tant que totalité active et notre corps en tant que point de vue.

C'est l'unité de notre corps qui donne au monde perçu son unité.

Berkeley avait pour habitude de dire "être, c'est être perçu", l'existence d'une chose ou d'une idée ne repose que sur la perception que nous en avons.

Exemple : une fraise, n'est rien d'autre qu'un assemblage de qualités sensibles et des idées reçues par nos sens, réunies sous un même nom.
Mais ce nom  ne nous permet pas d'affirmer l'existence de la fraise en dehors de la perception.



Etre ? N'est-ce "qu'être perçu" ?

Kant a réfuté cette conception, pour lui, les phénomènes spatio-temporels que nous percevons indiquent l'existence d'une réalité en soi, hors de nous et "inconnaissable" en tant que telle.

Comment percevoir le signe d'une expression réelle "hors de nous" ?
"hors du moi" ?
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 00:15





L'inconscient



La psychologie reconnaît l'existence d'un inconscient "normal" qui recouvre tout ce qui n'est pas conscient.

Le "moi" s'identifie à la conscience parce qu'on est toujours susceptible de prendre conscience qu'on existe!

Leibniz affirme que notre conscience est déterminée par des petites perceptions inaperçues.
Quand on entend le bruit de la mer, on ne perçoit pas le bruit de chaque vague...

L'inconscient est une "moindre" conscience qui modifie l'état de la conscience.

Freud "déduit" l'existence de l'inconscient par ses manifestations comme celles des actes manqués, des lapsus non intentionnels motivés par des actes qui échappent à la conscience et l'inconscient est alors émis sous formes de pulsions.

C'est aussi Freud  qui pense que nos rêves nous permettent de voir ce que nous ne voulons pas voir.
Pendant le sommeil la tendance refoulante du "moi" perd de sa vigilance et laisse parler l'inconscient.
(Je ne dirai rien de plus sur Freud, j'écris seulement ses idées, comme j'ai bien du mal à être toujours d'accord avec lui, à chaque fois, "on" me dit des "trucs" pas bien gentils.)

On ne sait rien de l'inconscient et on peut toujours mettre facilement en doute le caractère scientifique de l'hypothèse de l'inconscient....

J. P Sartre rejette l'inconscient freudien, il y voit de la mauvaise foi et un mensonge à soi-même !



Le recours à l'inconscient est bien souvent commode pour se soustraire à la responsabilité de ses actes ou de ses propos.
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 00:15

 

(Image Internet - Une bien jolie façon de présenter "les contraires" - Le "bien" et le "mal")

              Je me pose des questions! si j'avais la réponse, je ne me les poserais plus !

 
     Et vous ? Auriez-vous des réponses ?

      Je me pose souvent cette question :


       "Est-ce Dieu ou le Diable qui gouverne notre monde?"


      Karl Jasper a dit :

" Seule une foi injustifiable permet d'affirmer que finalement le Diable est au service de Dieu."


      Comment croire à Dieu ?

A une puissance créatrice pleine d'amour quand on se trouve sans arrêt en présence du "mal" sous toutes ses formes?

      Comment un Dieu omnipotent peut-il choisir une voie d'évolution passant par la méchanceté, la cruauté, le crime ou la guerre ?


      Le "mal" semble contredire cette idée que Dieu est plein de bonté, d'amour et de générosité.


     Les philosophes (que je me garderai bien de contredire) affirment que notre espèce devait obligatoirement "poser" le concept du "mal" pour passer du primate naturel à l'humain évolué.

     Le "mal" paradoxal est le résultat de ce passage, de cette transformation.

 


     Admettons ! je vais essayer d'accepter cette idée, mais comment vais-je faire pour accepter le caractère inacceptable de la souffrance du "mal" et de l'injustice?


    Il me semble que Nabert a raison de dire :

"L'injustifiable continue d'appeler une justification." 

 


Même Baudelaire en disant:

" Mais en Dieu il n'y a rien de fini, en Dieu il n'y a rien de transitoire, en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas !"

 


Et je comprends Ernst Wiechert quand il écrit :

" Il avait les yeux fermés pour ne pas voir le mal et c'est ainsi que le mal l'a trouvé, sans défense."



     Fermons-nous trop les yeux?

Sommes-nous des moutons ? (à la façon de ceux de Panurge)

 



     Et je continue avec mes questions ! puisque c'est le titre de ce texte!


     Si l'humain représente un progrès dans l'évolution du vivant, pourquoi est-il la seule espèce (ou presque) capable d'autant de barbarie envers ses semblables et envers toute la création ?


     Si le "mal" peut n'être jamais puni et la vertu jamais récompensée, la vie a-t-elle encore un sens ?


     Pourquoi ai-je l'impression que le "mal" se nourrit du "mal", que le "mal" entraîne le "mal" et que notre société est de plus en plus "tirée" vers le bas ?


     Qui aura assez de force, assez de poids, assez d'intelligence pour juguler ce "mal" qui représente le plus grand archaïsme de notre monde?


     Pourtant je continue d'espérer (comme beaucoup d'entre nous) une  évolution possible peut-être grâce aux législateurs (?) aux politiques (?) ou au système répressif (?)pour que l'humain devienne plus humain.

         Beaucoup  de questions !


    Qui aura des réponses, quelques réponses ?


    Et ne venez pas me dire que "Dieu est présent pour nous aider, qu'il nous garde et nous protège", il y a tellement de crimes commis en son nom que ce serait trop commode!

(Images Internet - Possible allégorie du "bien" et du "mal"?)

Beaucoup de questions sans réponses...
Le "bien" et le "mal"  doivent coexister... notre monde est fait de "dualités"... à nous de choisir le bon côté... ou peut-être le "côté" qui nous permettra de vivre en harmonie avec nous-même et nos semblables durant notre bref passage sur le vaisseau "TERRE"
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 00:15

 



Le pouvoir.



Hobbes pense que la puissance est la capacité d'action d'un individu ou d'un groupe, considérée comme une capacité naturelle.



68Pouvoir.JPG

 


Le pouvoir désigné quant à lui, est une puissance investie du droit.

Peut-on différencier le pouvoir de la puissance?


Weber a différencié 3 origines du pouvoir.

- le pouvoir traditionnel qui s'appuie sur les coutumes.

- le pouvoir charismatique qui s'appuie sur le charisme d'une personne.
- le pouvoir légal qui s'appuie sur les lois en vigueur.

Existe-t-il d'autres formes de pouvoir?

Dans la "République" , Glaucon un des principaux interlocuteurs de Platon,  raconte une fable où Gypès profite de son invisibilité conférée par un anneau magique, pour séduire la reine, tuer le roi et s'emparer du pouvoir.

 
Dans cette fable, le pouvoir trouve son origine dans une injustice, pour Glaucon le droit est fondé sur la violence et l'injustice. 


Si le pouvoir peut se fonder sur une injustice, comment peut-il prétendre être la source du droit ?


Le pouvoir politique véritablement juste est celui qui est soumis à la raison et remis entre les mains de quelqu'un qui connaît la justice : un philosophe (selon Platon)

Plus qu'une expression de la force, le pouvoir désigné est une maîtrise des signes, tout comme Machiavel qui invite le Prince à "jouer" des signes du pouvoir, avant de faire usage de la force.



Le pouvoir n'est pas une substance ou une force, il repose sur l'usage des signes et de la lecture qu'en fait le peuple.



Pascal admet qu'il convient de respecter le pouvoir des hommes pour ce qu'il est, c'est à dire un pouvoir qui repose sur des conventions, contrairement au pouvoir de Dieu.



Les grandeurs humaines sont des grandeurs d'établissement, autrement dit des grandeurs temporelles.



Pouvoir ?


Vanité ?

Vanité du pouvoir ?

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:15


L'irrationnel.



Photo-6109.jpg

 


En général, nous considérons comme irrationnel tout ce que nous ne comprenons pas, tout ce que la raison ne peut pas expliquer de façon rationnelle (exemple : la foi..)

 

L'irrationnel n'est pas mystérieux à tout jamais, il est ce que la raison n'a pas encore expliqué et qu'elle expliquera peut-être un jour parce que la raison par principe peut tout expliquer ! (je l'aime bien cette définition, pour tourner en rond...idéale !)

 

Pour le croyant, il est facile de penser que la raison ne peut pas saisir le mystère de la foi.

 
Pour "Les philosophes des Lumières"   la religion est contraire à la raison et relève de la superstition.

 
Pour croire, il faut renoncer à soumettre la foi à l'examen critique de la raison.


Les grands docteurs de l'église font la synthèse de la foi et de la raison, tandis que les philosophes rationnalistes, tel que Descartes ou Spinoza postulent l'existence d'un Dieu créateur.


Friedrich Hegel a dit :

"La religion représente l'esprit absolu non seulement pour l'intuition et la représentation, mais aussi pour la pensée et la connaissance, tout ce qui est irrationnel ne peut pas être une connaissance."



Pourrions-nous considérer la croyance comme une limite à la raison ?



Nous pouvons être abusé par nos sens, croire qu'on rêve et que ce que nous ressentons est la réalité, mais nous pouvons nous tromper nous-même en tenant pour vraies des opinions fausses.


La raison peut donc se tromper ! l'humain n'est pas infaillible et il peut être la proie d'un "malin génie" et c'est en reconnaissant qu'il se trompe qu'il devient vraiment rationnel.


La raison devrait avoir le pouvoir d'éviter les erreurs, en partant du doute, il est possible de déduire une première hypothèse.


Vous connaissez tous "Je pense donc je suis!"  Descartes veut montrer là comment on passe du doute à la certitude .

Les sciences nous montrent bien qu'entre ce qui est la raison et ce qui n'est pas la raison, la limite n'est pas formellement établie.


Les pythagoriciens ont découvert une grandeur pour laquelle il n'existe pas de nombre rationnel. (comme racine de 2)



L'infini pourrait paraître une "borne" de la raison humaine...

Notre raison aurait-elle des limites ?



L'imagination et les passions peuvent s'opposer à la raison lorsqu'elles sont dominantes.


Nous les qualifions souvent "d'irrationnelles"  parce qu'elles peuvent altérer notre raison, mais on est obligé d'admettre qu'elles sont rationnelles par les explications que nous donne notre raison. (?)



Jean-Jacques Rousseau a écrit :

"Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation : c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire."



L'irrationnel ne serait-il qu'un produit de notre esprit?

L'irrationnel est-il seulement l'incompréhensible ?



"L'ineffable" auquel nous attribuons bien des vertus, ne serait alors qu'une fiction forgée par notre conscience.

Nous pourrions dire que l'ineffable n'est qu'une pensée obscure qui devient claire lorsqu'elle a trouvé la façon (ou le mot) pour le dire.



L'irrationnel ne serait-il qu'un défaut de notre raison sans réalité en lui-même ?

Serait-il possible que l'irrationnel ne soit que le produit de notre raison ?



Selon Kant :

"la critique a pour but de fixer les limites de la connaissance, afin de comprendre ce que notre raison peut légitimement connaître."


Il existe au-delà de l'expérience sensible, un domaine inaccessible qui pourrait  être qualifié de pure possibilité pour notre entendement.



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Kant  a bien voulu admettre l'idée d'un Dieu et même la nécessité morale de cette idée, mais il a avoué ne pas pouvoir prouver son existence ou sa non-existence.



René Descartes   :

"Au reste, de quelque preuve et argument que je me serve, il en faut toujours revenir là, qu'il n'y a que les choses que je conçois clairement et distinctement qui aient la force de me persuader entièrement!"



L'irrationnel est constitué par notre raison qui a ses propres limites, il n'est pas exactement son contraire comme nous l'entendons dire si souvent !

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 00:15

 


Autrui..   

  mainpetitth7.jpg

(Image prêtée par Arlette. Merci beaucoup, elle est très belle)


Autrui ... est un autre moi, c'est une affirmation qui forme un paradoxe !

 
Autrui ... l'ami ... est un autre moi-même !
Autrui ...  s'il est un autre moi-même ... est un rival !
Autrui ...  n'est pas un autre moi... mais un autre sans moi !

 

L'expérience quotidienne nous met en présence d'autres "soi".

 
Ils sont comme moi, des êtres conscients, doués de raison et à ce titre ce sont mes semblables !

 

Freud, dans sa théorie de l'inconscient émet l'hypothèse qu'il puisse exister en chacun de nous une partie de l'esprit distincte et ignorée de la conscience qui se manifeste à un moment inattendu sous formes diverses, lapsus, actes manqués, névroses... (ben oui ! c'est Freud !)

 

Rimbaud a écrit : "Je" est un autre " (dans sa lettre à Paul Demeny)

 



Autrui  serait-il comme un autre moi ...  en moi ?

 



Le langage est la forme la plus manifeste de la communication entre les êtres, chacun de nous avec sa propre identité ... mais forgée par les échanges respectifs.

 

Y-aurait-il subjectivité ?

 

Hegel pense que la rencontre avec "autrui" est d'abord une sorte de lutte entre les consciences, une lutte pour la reconnaissance.

 
Au terme de cette lutte, plus ou moins importante, plus ou moins consciente, allant parfois jusqu'à risquer sa vie pour préserver sa liberté, l'une des consciences devient "le maître", tandis que l'autre, ayant préféré la vie à la liberté devient  "le serviteur".



Serait-ce maîtrise et servitude ?

Pas certain !


Grâce à son travail le serviteur acquiert bien souvent une certaine maîtrise sur son entourage (et le monde) ... alors que le maître reste toujours le maître... mais plus ou moins dépendant du travail de son serviteur.


Illusion de la maîtrise ! sans aucun doute ! le rapport entre maîtres et serviteurs arrive à s'inverser...  on atteint la réciprocité des identités.


Mais...  si le "moi-même" est central  il peut imposer ses valeurs.

Hobbes constate que dans un état sans lois civiles c'est la guerre de chacun contre chacun où "autrui" est l'ennemi et il reste persuadé que c'est l'état qui peut mettre fin à cette guerre en imposant à tous les mêmes lois.


La loi devient une médiation entre les individus.



Kant émet la possibilté que la moralité puisse nous obliger à considérer "autrui" comme une fin et non comme un moyen.



Autrui est une personne !


C'est un autre être qui porte déjà en lui une loi morale qui ne peut qu'inspirer le respect.

L'autre soi-même peut sembler respectable.


Le respect de l'autre ! respecter celui qui est une personne !


Toute la dimension morale de l'altérité !


Comment concilier l'altérité et le moi-même ?

 



MAINS-001.jpg

 



Beaucoup de questions...

(vous me connaissais maintenant, j'aime poser (me poser) des questions, au fond de moi, je pressens (je ressens) une ou plusieurs réponses et bien peu sont de vréritables réponses pour les uns et des idées de réponses aberrantes pour d'autres, difficile d'avoir l'air de posséder "une" réponse face aux multiples facettes que présente "autrui", "autrui" venu d'horizons différents... )


Je n'ai pas les réponses ! je les ai jamais eues !


L'expérience prouve que tout est bien plus compliqué....  surtout de nos jours ....


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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 00:15




La culture.
 

chat_lion1.jpg

 
Dans un sens général, la culture est l'ensemble de tous les produits humains dans le domaine de la connaissance, des arts et des comportements.

En suivant cette définition, il faudrait considérer que chaque humain est cultivé, puisqu'en tant qu'être social, il reçoit nécessairement une éducation qui le conduit à parler une langue, à posséder certaines valeurs et à avoir des croyances.

La culture est un système de règles qui fait que l'homme est différent de l'animal.

Ce qui est universel pour les humains, ce n'est pas la nature mais "des règles de culture"...

Il faudrait parler de "condition" humaine et pas de "nature" humaine parce que la "condition" humaine c'est la culture d es humains.

L'usage encyclopédique de la notion de culture nous met sur la voie de l'explication de son caractère anthropologique parce que l'humain est un être de culture quelle que soit sa pauvreté ou l'apparente sauvagerie de ses pratiques.

La question de la limite entre la nature et la culture se pose (et s'est posée avec pertinence) chaque fois qu'on a découvert une culture nouvelle (par exemple en Amérique) .

Montaigne a critiqué le rejet hors de la culture de tout ce qui n'était pas conforme à la norme selon laquelle nous vivions alors :
"Mais quoi, ce sont des cannibales!"
disait-il avec beaucoup d'ironie.

Il est clair que l'humain est à la fois "nature" par son côté animal et à la fois "culture" par son côté "transformateur" de la nature.

Levi-Strauss affirmait :
"Il n'est d'hommes que civilisés puisqu'il n'existe pas d'hommes sans cultrure, hors de toute civilisation".

Par ailleurs, il est évident que la culture est aussi la négation (ou la transformation) du donné naturel brut.

Rousseau avait imaginé un état antérieur à l'état "civilisé", il l'appelait "l'état nature".

 Cette fiction avait permis au philosophe de démêler ce qu'il y a d'originaire ou d'artificiel dans notre nature.

 Cette façon de procéder lui a donné la possibilté d'imaginer ce que donnerait un état civilisé idéal à partir de la nature humaine.

Autrement dit, il faut bien distinguer la culture de la nature parce que la culture implique une diversité, une histoire et une éducation, là où la nature relève seulement de ce qui est inné et souvent immédiatement partagé.
 

Dans "Protagoras" de Platon (ou les Sophistes) tout se passait comme si l'humain avait été oublié lors d'une attribution de qualités appropriées...

L'humain était obligé de combattre ce dénuement naturel, par exemple grâce au feu que amène Prométhée, personnage admis dans la métaphore de l'apport de la connaissance aux humains....ou encore pour éviter que les humains s'entretuent, Zeus leur amène les sentiments de pudeur et de justice...

(par contre, je recommande et ce n'est pas souvent, de lire des extraits ou en entier le "Protagoras" de Platon, même ceux qui disent ne pas aimer la philosophie ou les écrits philosophiques devraient y trouver des passages savoureux et très amusants...)

...mais il faut admettre que c'est seulement par son propre travail que chaque humain peut espérer dépasser sa nature...

Autre exemple, la reproduction est une donnée naturelle en tant que phénomène biologique, mais la sexualité est une donnée culturelle puisque ses pratiques sont liées à des usages et des représentations sociales.

L'apparente opposition entre nature et culture est en fait totalement subvertie parce que la nature de l'humain n'est pas régie par l'instinct mais par des "règles de culture".

La culture nous confère son humanité par le langage, la raison, le désir et la capacité d'invention.
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 00:15




Le langage


cantonniers.jpg

Au sens large, le langage désigne tout système de communication vocal, graphique ou encore gestuel, il n'y a pas que le langage parlé.

Il constitue un thème de prédilection pour la philosophie qui s'interroge sur son rapport aux choses, ses conditions, sa structure et l'ordre logique dans lequel il doit se déployer pour émettre des propositions valides.
 

Leibniz était convaincu qu'il aurait fallu élaborer une langue idéale où les mots permettraient de penser de la même manière, un peu comme on résout des problèmes arithmétiques ou géométriques...

 

Le logicien Frege a cultivé l'utopie d'une rationnalisation de la langue par la logique, une "illusion" qui sera dénoncée par Wittgenstein.

Bien que l'on attribue parfois abusivement un langage parlé aux animaux, il faut en toute rigueur, réserver cette faculté aux Humains ou en toute logique bien préciser sa spécificité.


Presque  tout le monde peut affirmer que le langage parlé distingue les humains des animaux.


Selon Descartes, les bêtes ne peuvent pas parler parce qu'elles ne peuvent pas penser(?) un animal qui semble posséder un langage ne fait que répéter des sons et des phrases entendus, tandis que les humains peuvent combiner à l'infini des sons pour produire de nouvelles phrases et s'adapter à un nombre illimité de situations.


Traditionnellement en effet, le langage est lié à la pensée comme le montre le double sens du mot grec "logos" qui désigne à la fois la "raison" et le "discours".


Aristote lui opposait automatiquement le terme de "phone" qui signifie la "voix" et le "cri" ce qui permet de manifester le plaisir ou la souffrance, un langage exclusivement humain dont l'usage détermine le caractère politique de notre espèce...
Par lui, en effet, nous posons des valeurs et nous délibérons.
 

Les mots reflètent-ils les choses qu'ils nomment ?
 

Dans le "Cratyle" de Platon, Cratyle soutient qu'il y a un rapport de similitude entre les noms et les choses nommées.

 
Hermogène, quant à lui affirme le caractère arbitraire des noms. Hermogène est mis en scène par Platon dans le "Cratyle"
 

Le langage parlé donne la faculté de s'exprimer et de mettre en forme ses pensées, il se déploie à la fois dans le cadre de la langue et de la parole.
 
Il n'y a de pensée que formulée dans une langue.
 

Pour Hegel, nos pensées, même les plus abstraites, n'ont de forme que dans les mots comme l'ineffable, l'indicible considérés parfois "très profonds" alors qu'en réalité ils sont tout ce qu'il y a de plus confus.
 

Le sens a besoin du langage pour se manifester.
 

La langue est l'ordre des propres signes à un même groupe linguistique (par exemple la langue anglaise, la langue allemande, la langue française ou la langue.....) la parole est l'appropriation individuelle qui permet son évolution.
 

Selon Saussure, toute langue est un système de signes, chaque signe ne valant que par sa différence avec les autres.
 

La linguistique étudie la structure d'un système.
C'est ce qui explique pourquoi une langue qui n'est plus parlée s'appelle "une langue morte"

Le langage a pour rôle de montrer les fonctions et de les écrire, mais il peut également être un instrument d'action et avoir des effets réels.
 
Un énoncé, au lieu de rapporter un évènement, peut lui aussi également être un évènement (exemple : faire une promesse, une déclaration...)

shadockreflechir.gif


Tandis qu'une langue ne saurait être une histoire sans paroles, la parole ne peut être une parole sans histoire, c'est à dire un discours sans système linguistique de référence.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 00:15


Les échanges.

echanger.jpg


L'échange désigne l'acte par lequel plusieurs individus opèrent une transaction, se rendent, se prêtent des biens ou encore ont recours à des prestations mutuelles.
 

L'économie a pour objet initial la simple satisfaction des besoins essentiels de l'humain et pour origine naturelle la recherche de la substance.
 

Les échanges n'apparaissent qu'avec le développement de "la Cité".
 

L'échange implique une contrepartie sinon il relève du don gratuit dont il faut le distinguer puisque rien n'est proposé ni attendu en retour.
Cette distinction n'implique pas une opposition fermée et on peut considérer le don comme l'amorce d'un échange social.
 

Les analyses de l'ethnologue Marcel Mauss (1872/1950) ont montré qu'à partir de pratiques courantes dans certaines tribus amérindiennes, on pouvait conclure qu'il existait un échange différé à travers le don.

Dans ces civilisations "donner" présentait un catractère très paradoxal , celui qui "donnait" voulait à la fois humilier et prendre le dessus sur celui qui était contraint d'accepter le don, par ce geste il recevait un cadeau "empoisonné".
 

Dans la pluprt des sociétés l'échange se présente sous la forme de dons réciproques à caractère rituel ou politique.
 

Le "potlach" (Barbrook Richard) désigne une manière de surpasser un rival en lui offrant un don bien plus généreux que le sien, un don qu'il ne pourra pas surpasser.

Il faudrait pour cela pouvoir rentrer dans une logique d'augmentation progressive des dons pour reconquérir une position sociale menacée ou pour retrouver un prestige perdu.
 

Par l'organisation sociale du travail, des biens et des produits sont échangés.


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David Ricardo (1772-1823) fait une distinction entre la valeur d'usage d'un bien qui dépend de son utilité et de sa valeur d'échange, cette valeur est le résultat de la quantité de travail nécessaire à le produire.
 

Presque tous les échanges ont comme mesure réelle le travail.
L'échange des biens de consommation est régulé par la monnaie !
 

Selon Karl Marx (1818-1883) le capitalisme développe un "travail humain abstrait" qui assure l'égalité universelle de tous les produits du travail humain.

Tout travail devient une marchandise, ce qui signi
fie que le "travail humain concret" disparaît.

Il faut faciliter ces échanges en dépassant le simple troc.

Toujours selon Marx, si le travail paie au travailleur l'énergie nécessaire à la production comme plus-value, l'échange entre l'ouvrier et le capitalisme est inégal.


Aristote (-384-322) appelle "chrématistique" (vient de "krema" = richesse) la perversion de l'échange monétaire dont le seul but est l'accumulation des richesses et la spéculation! (déjà!!!)


Echanger consiste à donner et à recevoir, ce qui est échangé est soumis à une mesure commune.

Dans les sociétés où le commerce existe, cette mesure est la monnaie qui permet d'établir une égalité quantitative entre deux produits différents.


Selon Aristote, la valeur monétaire des choses n'est pas fondée en nature, mais purement conventionnelle.

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-Les Miroirs Du Temps-

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  • Tenir un blog me permet de découvrir une autre facette de l'amitié!
 Passionnée d'Histoire, curieuse des "pensées" philosophiques et scientifique de formation, j'aime aussi tenir compte de l'actualité.
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ET DEMAIN... ET DEMAIN...

      

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DEMAIN...PEUT-ETRE...

Même "cadre" qu'en haut de cette page... sans aucun doute plus accessible à cet endroit!

 

      

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-SOLIDARITÉ-AMITIÉ-


  
La bougie de l'amitié pour ceux qui souffrent.

MAINS-BOUGIE.jpg


Pour ces petits anges qui n'ont rien demandé .

Cet homme marche, marche, marche...
Il marche pour nos petits anges atteints de la mucoviscidose, pour relier ceux qui souffrent et ceux qui cherchent à les aider.
 Un jour l'amitié demande à l'amour :
"A quoi peux-tu bien servir?"
L'amitié lui répond :
"Je sers à sécher les larmes que tu fais couler!"

Que ce marcheur ne s'arrête jamais...
Jamais... Tant qu'il n'y aura pas une solution.


L'amitié

L'amitié, vue de loin ressemble à un diamant mais, quand on l'approche, c'est une illumination de larmes de joie qui brille dans les yeux de l'autre.

 

-Dernières Publications-

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    Notre amie l'ortie. On dit que c'est une "mauvaise herbe !" Et pourtant.... Elle contient de la vitamine A, de la vitamine C (7 fois plus que l'orange) et quelques vitamines du groupe B, du fer, du manganèse, de la silice et de la chlorophylle. Grâce...
  • FOIX ET PAMIERS. (09) (2)
    Au Moyen Age : Foix et Pamiers. Rivales?... ou... Complémentaires?.. L'évêque avait décidé de construire l'évêché à Pamiers , jugeant cette ville plus accessible en venant de Toulouse, mais il voulait surtout montrer au Comte de Foix qu'il comptait bien...
  • CITATION DU JOUR.
    Il faut de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre. Paul Eluard.
  • UNE POMME D'EXCEPTION....
    Serait-ce la pomme d'Eve ? Une pomme "extraordinaire" vient d'être retrouvée au Kazakhstan ! Elle résisterait à toutes les maladies et n'aurait pas à subir le 30 (et quelques...) pesticides utilisés pour nos pommes ! Dans la région d'Almaty dans le sud-ouest...
  • UN MONDE NUMÉRIQUE ...
    Les nombres sont-ils magiques ? Nous vivons dans un monde numérique... Au fil des jours, en lisant vos messages et en parcourant vos espaces du web, j'ai très souvent constaté que beaucoup trop se disent fâchés avec les nombres ou avec le calcul ! Ce...
  • CITATION DU JOUR.
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  • L'HUILE DE CACTUS.
    L'huile de cactus. La plus connue est l'huile de figue de Barbarie. Basée dans le désert marocain, la culture du figuier de Barbarie est 100% bio, ce cactus n'ayant besoin que de soleil pour pousser. Au Maroc, les femmes l'utilisent depuis des décennies...
  • LA MONNAIE DE SINGE.
    La monnaie de singe. (Trouvé sur Internet - Un titre ou un bannière.?..) "Payer en monnaie de singe" signifie "ne pas rembourser ce que l'on doit ou payer avec de la fausse monnaie" C'est une expression qui date du Moyen Age. Dans la ville de Paris, pour...
  • CITATION DU JOUR.
    L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est. Bernard Werber.
  • UN MYSTERE TOMBE du CIEL.
    La météorite de Tcheliabinsk. Le 15 février dernier un bolide a traversé le ciel de l'Oural, une météorite aussitôt répertoriée par l'Union Astronomique Iternationale. Un éclair brillant, une onde de choc et une traînée blanche et double comme pour des...

-AMBIANCE-